La location à court terme (moins de 31 jours) peut être très rentable, mais elle est aujourd’hui fortement encadrée au Québec.
Avant d’acheter une propriété dans ce but, il est essentiel de vérifier trois éléments : le zonage municipal, l’obtention d’un permis et l’enregistrement obligatoire auprès de la CITQ.
Depuis 2024, les propriétaires non conformes s’exposent non seulement à des amendes importantes, mais aussi à la perte de certaines déductions fiscales.
En tant que courtier immobilier, je vous aide à identifier les propriétés réellement admissibles à la location à court terme afin d’éviter les mauvaises surprises.
Les règlements de zonage municipaux restreignent la location de courte durée à certaines zones seulement. Il est faux de croire que l’on peut faire la location d’une maison ou d’un chalet sur l’ensemble du territoire d’une municipalité ou d’une ville sans un permis d’exploitation.
3 règles essentielles à vérifier AVANT d’acheter :
Dans un premier temps, le propriétaire doit s'assurer de ne pas contrevenir à la réglementation municipale.
Il doit ensuite obtenir un permis auprès de la CITQ ou de la Corporation de l’industrie touristique du Québec. L’attestation est un avis écrit comportant un numéro d’établissements et d’un avis écrit qui peut être assorti d’une classification sur une échelle de 0 à 5 étoiles selon le type et la catégorie de l’établissement, lequel doit être indiqué dans toute annonce ou publicité relative à la location de l’établissement.
Tous les renseignements sur la CITQ en cliquant sur le lien suivant :
https://www.quebec.ca/tourisme-et-loisirs/hebergement-touristique-courte-duree
La résidence principale correspond à la résidence où une personne physique demeure de façon habituelle en y centralisant ses activités familiales et sociales et dont l’adresse correspond à celle qu’elle indique aux ministères et organismes du gouvernement.
Depuis le 1er mai 2020, une nouvelle catégorie d’établissements d’hébergement touristique, appelée « Établissements de résidence principale », est entrée en vigueur afin d’encadrer leurs locations à court terme. Bien que l’obtention d’une attestation et d’un numéro d’établissements demeure, elle ne comprend pas de visite de classification et les frais en sont moins élevés.
Pour ce qui est de la résidence secondaire, elle correspond à tout logement qui n’est pas une résidence principale, comprenant appartements, chalets, ou autres investissements immobiliers à des fins locatives. Ces unités d’habitation entrent dans la catégorie d’établissements d’hébergement touristique désignés sous l’appellation de « résidence de tourisme ». Au même titre que les établissements hôteliers, gîtes et auberges de jeunesse, les résidences de tourisme doivent annoncer leur classification par un panneau étoilé accroché devant l’entrée principale.
La loi sur les établissements d’hébergement touristique prévoit différentes obligations et exigences et, en cas de défaut de respecter celles-ci, le contrevenant s’expose, selon l’infraction commise, à une amende variante de 500 $ à 50 000 $ dans le cas d’une personne physique, et de 1 000 $ à 100 000 $ dans le cas d’une personne morale ou d'une entreprise.
De plus, il faut prévoir que si le chiffre d’affaires est supérieur à 30,000 $, il faudra percevoir la perception des frais de TPS et de TVQ et retourner les sommes dues aux différents gouvernements. De plus, vous devrez déclarer les revenus provenant de la location dans vos rapports d’impôts annuels ou de ceux de votre entreprise.
Ainsi, les résidences offertes en location sur tout site web (Ex. : Airbnb, Kijiji, Expedia.ca, Booking.com, WeChalet, ou Facebook) avec un tarif par nuitée ou par semaine sans autre formalité peuvent constituer une infraction pénale à la Loi, même si dans les faits le logement n’est pas loué.
« Depuis 2024, les dépenses liées à une location à court terme non conforme ne sont plus déductibles fiscalement. »
Tout Québécois, propriétaire ou locataire, est dorénavant autorisé à faire de la location à court terme de sa résidence principale, sauf si la municipalité l'interdit par règlement.
Être considérée « résidence principale », le lieu où un citoyen « demeure de façon habituelle en y centralisant ses activités familiales et sociales, notamment lorsqu’elle n’est pas utilisée à titre d’établissement d’hébergement touristique ».
Celui qui souhaite louer sa résidence principale doit détenir une attestation de classification et d’un numéro d’établissement de la Corporation de l’industrie touristique du Québec.
En cas d’infractions répétées, le ministère du Tourisme pourra en tout temps suspendre ou retirer une attestation d’établissement de résidence principale.
Adoptée en mars 2021, la loi 67 sur l'hébergement collaboratif permet à tous les propriétaires de louer leur résidence principale pour une durée maximale de 30 jours.
« Toute annonce sans numéro CITQ valide est illégale, même sans location effective. »